Contrat de professionnalisation : bénéficiaires, rémunération, aides et rupture

Le contrat de professionnalisation est un dispositif d’alternance qui permet d’associer formation théorique et expérience professionnelle en entreprise. Il favorise l’acquisition d’une qualification ainsi que l’insertion ou la réinsertion sur le marché du travail.

Mais qui peut bénéficier de ce contrat ? Quelle est sa durée ? Comment est calculée la rémunération et quelles aides peuvent être accordées aux employeurs ?

Le contrat de professionnalisation répond à des règles spécifiques, qui varient notamment selon l’âge du salarié, son niveau de qualification et la nature du contrat.

Découvrez les principales dispositions à connaître en 2026.



Sommaire

  1. Qui peut bénéficier du contrat de professionnalisation ?
  2. Quelle est la durée du contrat ?
  3. Quelle rémunération pour le salarié ?
  4. Quelles exonérations de cotisations sociales ?
  5. Quelles aides pour les employeurs ?
  6. Comment rompre un contrat de professionnalisation ?
  7. Contrat de professionnalisation : ce qu’il faut retenir

1. Qui peut bénéficier du contrat de professionnalisation ?

Le contrat de professionnalisation s’adresse à différents publics souhaitant acquérir une qualification professionnelle ou faciliter leur retour à l’emploi.

Il concerne notamment :

  • Les jeunes de 16 à 25 ans révolus souhaitant compléter leur formation initiale ;
  • Les demandeurs d’emploi âgés de 26 ans et plus ;
  • Les bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) ;
  • Les bénéficiaires de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) ;
  • Les bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) ;
  • Les personnes ayant bénéficié d’un contrat unique d’insertion (CUI).

Ce dispositif permet d’alterner des périodes d’enseignement théorique avec une mise en pratique des compétences au sein de l’entreprise.

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2. Quelle est la durée du contrat de professionnalisation ?

Le contrat de professionnalisation peut être conclu sous la forme d’un contrat à durée déterminée (CDD) ou d’un contrat à durée indéterminée (CDI).

Le contrat de professionnalisation en CDD

La durée initiale est généralement comprise entre 6 et 12 mois.

Elle peut être portée :

  • Jusqu’à 24 mois lorsqu’un accord de branche le prévoit ;
  • Jusqu’à 36 mois pour certains publics prévus par la réglementation.

Le CDD peut être renouvelé une fois dans les situations prévues par le Code du travail, notamment lorsque le salarié souhaite préparer une qualification supérieure ou n’a pas obtenu la qualification visée pour certains motifs.

Le contrat de professionnalisation en CDI

Lorsqu’il est conclu en CDI, le contrat débute par une période de professionnalisation, dont la durée répond aux mêmes principes.

À l’issue de cette période, le CDI se poursuit normalement. Il ne prend donc pas automatiquement fin avec la formation.

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3. Quelle est la rémunération du salarié en contrat de professionnalisation ?

La rémunération minimale dépend de l’âge du salarié et de son niveau de qualification.

Pour les salariés de moins de 21 ans

  • 55 % du SMIC, soit 1 026,86 € brut mensuels ;
  • 65 % du SMIC, soit 1 213,57 € brut mensuels, lorsque le salarié possède une qualification ouvrant droit au taux majoré.

Pour les salariés de 21 à 25 ans révolus

  • 70 % du SMIC, soit 1 306,92 € brut mensuels ;
  • 80 % du SMIC, soit 1 493,62 € brut mensuels, en présence d’une qualification ouvrant droit au taux majoré.

Pour les salariés de 26 ans et plus

La rémunération doit être au moins égale à 100 % du SMIC, soit 1 867,02 € brut mensuels, ou à 85 % du salaire minimum conventionnel, si ce montant est plus favorable.

À noter : le passage de 25 à 26 ans en cours de contrat n’entraîne pas automatiquement une augmentation de rémunération.

Les montants présentés correspondent à ceux figurant dans l’infographie Cassiopaie d’octobre 2026. Ils doivent être actualisés en cas de revalorisation du SMIC.

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4. Quelles exonérations de cotisations sociales ?

Le contrat de professionnalisation ne bénéficie plus d’une exonération spécifique générale de cotisations sociales patronales.

Les cotisations sociales sont donc calculées selon les règles applicables au salarié et à l’employeur.

Toutefois, certains dispositifs généraux de réduction de cotisations peuvent s’appliquer lorsque leurs conditions sont remplies.

Il est donc important de distinguer l’absence d’exonération spécifique du contrat de professionnalisation des allègements généraux éventuellement applicables.

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5. Quelles aides pour les employeurs ?

Plusieurs aides financières peuvent accompagner le recrutement d’un salarié en contrat de professionnalisation.

Leur montant dépend notamment de l’âge et de la situation du salarié recruté.

L’embauche d’un demandeur d’emploi de 26 ans et plus

Une aide de 2 000 € peut être accordée aux employeurs remplissant les conditions prévues.

Elle est versée en deux fois, sous réserve notamment que le contrat soit toujours en cours lors du second versement.

Parmi les conditions :

  • Le salarié ne doit pas avoir appartenu à l’entreprise dans les six mois précédant la signature du contrat ;
  • Le poste ne doit pas avoir fait l’objet d’un licenciement économique au cours des six mois précédents.

Cette aide est gérée par France Travail.

L’embauche d’un demandeur d’emploi de 45 ans et plus

Une aide supplémentaire de 2 000 € peut être accordée sous conditions.

Elle est cumulable avec l’aide précédente, permettant d’atteindre un montant total de 4 000 €.

L’embauche d’une personne en situation de handicap

L’Agefiph peut accorder une aide pouvant atteindre 3 000 €, sous réserve du respect des conditions d’éligibilité.

Le contrat doit notamment présenter une durée minimale de six mois et une durée de travail hebdomadaire d’au moins 24 heures, sauf situations particulières prévues par le dispositif.

Cette aide peut être cumulée avec d’autres aides à l’embauche lorsque les conditions de chaque dispositif sont respectées.

Bon à savoir : les dispositifs d’aide évoluent. Il est indispensable de vérifier leur disponibilité et leurs conditions au moment de l’embauche.

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6. Comment rompre un contrat de professionnalisation ?

Les modalités de rupture dépendent de la nature du contrat : CDD ou CDI.

La rupture d’un contrat de professionnalisation en CDD

Le CDD prend normalement fin à la date prévue au contrat.

Une rupture anticipée reste possible dans certaines situations, notamment :

  • Accord entre l’employeur et le salarié ;
  • Faute grave ;
  • Force majeure ;
  • Embauche du salarié en CDI, sous réserve des règles de préavis applicables.

D’autres cas légaux, notamment l’inaptitude constatée par le médecin du travail, peuvent également permettre une rupture anticipée.

À noter : à l’issue d’un contrat de professionnalisation en CDD, l’indemnité de fin de contrat, également appelée indemnité de précarité, n’est en principe pas due.

La rupture d’un contrat de professionnalisation en CDI

Lorsque le contrat de professionnalisation est conclu en CDI, les règles habituelles de rupture du CDI s’appliquent.

Le contrat peut notamment prendre fin à l’initiative du salarié ou de l’employeur, dans le respect des procédures et des conditions légales applicables.

Quel impact sur l’effectif de l’entreprise ?

Les salariés en contrat de professionnalisation sont, en principe, exclus du calcul des effectifs de l’entreprise pendant la durée prévue par les dispositions légales.

Cette exclusion comporte toutefois des exceptions, notamment pour certaines règles relatives à la tarification des risques professionnels.

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7. Contrat de professionnalisation : ce qu’il faut retenir

Le contrat de professionnalisation constitue un dispositif permettant de développer les compétences des salariés tout en répondant aux besoins des entreprises.

Sa mise en place nécessite toutefois de respecter plusieurs règles concernant les bénéficiaires, la durée, la rémunération et les formalités administratives.

Pour les employeurs, bien maîtriser ces dispositions permet de sécuriser le recrutement et d’anticiper les conséquences en matière de paie et de gestion sociale.

Retrouvez notre infographie Cassiopaie pour visualiser les principales règles du contrat de professionnalisation.

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Sources officielles

Article préparé en octobre 2026. Les montants et dispositifs d’aide doivent être vérifiés en fonction de leur date d’application et de la situation de l’employeur et du salarié.

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